Le transfert d’entreprise : Les causes et conséquences de l’échec

Les transferts d’entreprises échouent dans plus de 70 % des cas. Pourtant les entreprises qui échouent y ont consacré des milliers, voire des dizaines de milliers de $ en frais comptables, légaux et fiscaux. Pire, l’échec peut entraîner d’autres frais comptables, légaux et fiscaux, sans compter les impacts humains pour les cédants et pour les repreneurs, les pertes d’emplois et les pertes d’argent.
Pourtant tous les professionnels (comptables, fiscalistes, notaires et avocats) ont généralement les compétences nécessaires et ont fait du bon travail.
Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?
Notre expérience nous montre que les aspects humains ont été escamotés et même négligés lors du processus de relève. Dans le meilleur des cas, ils n’ont pas reçu l’attention suffisante. Les fondateurs ont abordé les aspects techniques (comptables, fiscaux et légaux) trop tôt.
La dimension humaine du processus de relève est majeure, elle fait appel aux sentiments, aux émotions, aux valeurs et aux croyances de chacun. Avant d’être une transaction, la relève entrepreneuriale est une relation et une relation difficile, parce que les personnes concernées sont dans un processus de transition et de mutation. Les bases des relations antérieures sont en évolution et le nouveau type de relation n’est pas encore établi.
Les conséquences ?
Lorsque la dimension humaine du processus de relève est abordée trop sommairement, les effets sont graves, coûteux, voire même catastrophiques.

  1. A)  Des repreneurs veulent se retirer : Après avoir signé tous les papiers et les conventions, certains repreneurs ont l’impression de ne pas avoir réalisé la meilleure entente. Avant de vouloir quitter, ils ont tenté de regagner le manque perçu et pendant des mois, ont alimenté un malaise croissant. Le retrait signifie des pertes de liquidité pour l’entreprise et la nécessité de recommencer le processus.
  2. B)   Le fondateur hésite: Après avoir conclu les ententes légales et comptables, le processus de relève s’achève. Si la dimension humaine n’a pas précédé suffisamment ces ententes, le cédant et le repreneur ne sont pas à la même place dans le processus. Le cédant est trop absent ou trop présent et le repreneur ne sait pas où s’arrête son pouvoir.
  3. C)   L’entreprise commence sa décroissance : Le fondateur est généralement l’âme de l’entreprise. À défaut d’avoir pendant plusieurs années initié son successeur aux secrets de sa réussite et d’avoir aidé le successeur à établir des relations privilégiées avec les meilleurs clients, les financiers et les fournisseurs, l’entreprise ne peut garder son rythme de croissance.
  4. D)  Le repreneur n’est pas à la hauteur : Le repreneur est souvent le bras droit du cédant, il est un bon numéro 2, un bon gestionnaire, mais il n’est pas le numéro 1 espéré, celui qui sera capable de donner un nouveau souffle après le transfert d’entreprise.
  5. E)   Un leadership insuffisant : Le leadership n’est pas lié à un titre ou à la mise de capitaux. Si la dimension humaine du processus de relève n’a pas été traitée suffisamment, il arrive que le repreneur ne peut assumer son leadership, que des employés clés quittent et qu’un malaise s’installe. Le fondateur devra alors reprendre la direction et recommencer le processus.
  6. F)   Le fondateur n’a pas trouvé son nouveau projet de vie : Pour lui, l’entreprise est son identité, s’il n’a pas pendant quelques années, identifié un nouveau projet de vie et jusqu’à ce qu’il se soit engagé  dans cette nouvelle identité, l’entrepreneur voudra rester l ‘âme de l’entreprise et empêchera ainsi le développement futur et par conséquent un processus de relève capable de réussir.

Cette liste n’est pas exhaustive, loin de là. C’est pour éviter ces désagréments que Dixit Coaching  a développé des modèles d’intervention auprès des cédants et des repreneurs

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    3 ans ago

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