Francis Nadeau a raison.

Dans une entrevue accordée à madame Sophie Gall du Journal le Soleil le 1er novembre dernier, monsieur Francis Nadeau, coordonnateur au Centre de transfert des entreprises de la Capitale-Nationale, souligne l’importance de planifier la relève entrepreneuriale quatre ou cinq ans avant la vente.
C’est vrai, pour 3 raisons principales :

  1. Pour obtenir le meilleur arrangement fiscal. Il faut savoir qu’il y a diverses options à envisager et souvent certaines options ne sont possibles que si le propriétaire a posé des gestes 3 ou 4 ans auparavant. Faute de quoi cette option n’est plus possible.
  2. Pour valoriser l’entreprise. Si on s’y prend longtemps d’avance, il sera possible de valoriser l’entreprise. Il y a possibilité d’augmenter la juste valeur de l’entreprise en posant certains gestes (développer la performance d’une activité, modifier le marchandising, régler un problème interne etc.) Il est nécessaire d’avoir du temps pour voir l’impact de ces décisions. Augmenter la valeur de l’entreprise de 100 000 $ c’est possible si on se donne le temps.
  3. Commencer le processus quand ça va bien. Il est évident qu’une entreprise en croissance a plus de valeur pour le repreneur qu’une entreprise en déclin. Or les entreprises ont un cycle de vie, elles naissent, grandissent, atteignent la maturité, déclinent et meurent. Si on attend la maturité et pire encore, le déclin, l’entreprise sera peu intéressante pour un repreneur lors du transfert de l’entreprise, à moins de la donner. Il faut aussi souligner que plus on vieilli, plus les risques de problèmes de santé augmentent.

Monsieur Nadeau souligne aussi l’importance de l’accompagnement dans un processus de relève. Encore une fois il a raison. Le processus de relève est un terrain miné, il est essentiel d’être accompagné par un coach professionnel qui a identifié la position des mines, qui connaît le chemin pour les contourner et qui a une méthode pour guider le fondateur de façon à ne rien oublier en cours de route.
Le processus de relève touche des centaines d’enjeux différents, et comme il le souligne, les enjeux humains sont les plus complexes. Il est donc essentiel qu’un spécialiste des comportements humains gère le processus avant d’aborder les dimensions techniques (Fiscalité, finances et aspects légaux).

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